Les autorités algériennes expulsent de nombreux Touaregs au Mali.

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Expulsion des migrants subsahariens au Niger par la gendarmerie algérienne.

Ils avaient reçu dimanche un ultimatum des forces algériennes : s’ils ne partaient pas, leurs biens seraient incendiés. Selon plusieurs des sources locales, sécuritaires, civiles et humanitaires, des familles réfugiées à l’est de la partie algérienne de la ville de Tinzaouatène ont dû traverser en toute hâte lundi la rivière qui les sépare du territoire malien. A pied, en plein désert, avec des femmes et des enfants, peinant à transporter vêtements et couvertures.

Des bagarres avaient éclaté sur un site que les autorités algériennes soupçonnaient d’abriter diverses activités illégales, notamment un trafic d’armes.

Il ne s’agit donc pas d’une expulsion généralisée mais d’une mesure ciblée, même si toutes les familles installées sur ce site ont été concernées. Des Touaregs, principalement Daoussak, qui avaient fui l’offensive sanglante lancée en mars 2022 par le groupe État islamique dans la région de Ménaka, qui avait fait près d’un millier de morts en un an, selon les estimations des communautés locales.

Une source humanitaire constate que des dizaines de milliers de Touaregs du Mali sont toujours présents en Algérie, accueillis, ou plutôt tolérés puisqu’ils n’ont pas le statut de réfugiés et ne peuvent demander l’asile.

Les autorités algériennes tentent d’empêcher les rassemblements et aucun « camp de réfugiés » n’a été ouvert dans le pays pour les Maliens en quête de protection, contrairement au camp de Mbera en Mauritanie par exemple.

Les relations entre le Mali et l’Algérie sont au plus bas, les autorités de transition maliennes accusant Alger de soutenir les « terroristes » opérant au Mali.

Par : Haby Coulibaly / Afrique Première Tv

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