La ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui, a déclaré le 1er novembre que Pyongyang se tiendrait aux côtés de Moscou jusqu’à sa victoire en Ukraine. Alors que la Russie et la Corée du Nord collaborent plus étroitement, Washington affirme que des milliers de soldats nord-coréens pourraient être envoyés en Ukraine.

La Corée du Nord, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a réitéré le 1er novembre son engagement à soutenir la Russie dans sa « guerre sainte » contre l’Ukraine. Lors d’une visite officielle à Moscou, Choe Son-hui a annoncé que Pyongyang se tiendrait aux côtés de la Russie « jusqu’au jour de la victoire ». Selon l’agence de presse russe TASS, la ministre nord-coréenne a souligné que cet engagement suit directement les directives de Kim Jong-un, qui a ordonné un soutien fort et constant dès le début de l’offensive russe en Ukraine. Choe Son-hui a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov, avec qui elle a discuté du renforcement des relations bilatérales. Ce dialogue entre la Russie et la Corée du Nord s’inscrit dans une stratégie coordonnée qui va au-delà du simple soutien verbal. Lavrov a salué cette alliance renforcée entre Moscou et Pyongyang comme « un niveau de camaraderie militaire sans précédent ».
La Corée du Nord, pays connu pour être isolé du reste du monde, a trouvé en Russie un partenaire stratégique majeur. La visite de Choe Son-hui en Russie est la deuxième en seulement six semaines. Cette alliance a suscité l’inquiétude dans le monde occidental. Beaucoup s’inquiètent de la collaboration accrue entre Moscou et Pyongyang, notamment à Kiev et parmi les partisans occidentaux, qui craignent la possibilité d’une implication des soldats nord-coréens. Les rapports des services de renseignement sud-coréens suggèrent que la Corée du Nord envisage d’envoyer jusqu’à 12 000 soldats en Russie.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a même évoqué que la Russie pourrait utiliser ces soldats sur le territoire ukrainien. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a affirmé que des unités militaires nord-coréennes avaient déjà été déployées dans la région de Koursk. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a nié ces accusations, les qualifiant de trompeuses. Les affirmations sud-coréennes à l’origine de ces rumeurs ont été rapidement démenties par la Corée du Nord, qui les a qualifiées de rumeurs sans fondement. Le Kremlin a également qualifié ces informations de fausses nouvelles.
Par : Gaëlle Villeneuve / Afrique Première Tv