Cette semaine, à Maroua, dans le nord du Cameroun, s’est tenu durant cinq jours un Atelier d’évaluation des capacités du réseau de surveillance épidémiologique au niveau transfrontalier.

Cet Atelier était centré sur la Paix et Transhumance et Développement de l’Economie Pastorale. C’était dans le cadre d’un projet appelé PETRADEP, qui vise à promouvoir la paix, la transhumance et le développement économique local. L’atelier a été organisé par la coopération allemande GIZ et l’Union européenne et le gouvernement camerounais.
Des experts en élevage de tout le Cameroun étaient présents, y compris des représentants du gouvernement, du secteur privé, des chercheurs, des membres de la société civile et des partenaires de la coopération allemande GIZ. Pendant ces cinq jours, ils ont discuté de trois sujets principaux, avec aux commandes le Dr Bourrdanne de la direction des Services vétérinaires au ministère de l’Elevage des Pèches et de l’Industrie animale.
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :
Il était question de se pencher sur la question du développement dans le secteur pastoral, l’élevage étant un pilier économique fondamental. Les difficultés du secteur ont été recensés, notamment, le manque de soins vétérinaires et d’infrastructures freine la rentabilité.
LA PAIX :
Les activités des groupes armés n’étaient pas épargnées, sans oublier les tensions entre éleveurs et agriculteurs qui constituent un élément perturbateur des déplacements et mettent en mal la cohésion sociale.
LA MOBILITE :
Pour les participants, il est question d’élaborer des systèmes d’élevage diversifiés reposant sur les pâturages naturels et une mobilité saisonnière organisée appelée transhumance. Les pressions climatiques et démographiques réduisent les points d’eau, limitant la mobilité des troupeaux. A la fin de cette réflexion plusieurs recommandations ont été retenues par les experts :
Le soutien des actions engagées par les autres partenaires à travers l’organisation des campagnes de vaccination, le renforcement du plateau technique, exemple dotation en glaciers accumulateurs de froid et consommables, la constitution des stocks stratégiques de vaccins et médicaments vétérinaires, organisation régulière des campagnes ciblées de vaccination. L’appui à la recherche d’un système de télédiagnostic, la multiplication de la sensibilisation des populations de base, la collaboration avec les vétérinaires privés afin de lutter contre certaines maladies, lutter contre les conflits liés à la transhumance, la construction et la sécurisation des point de vente du bétail dans les zones ciblées, notamment dans le Logone et Chari etc.
Dr. Donbou Bertrand, directeur des Services vétérinaires, a parlé des problèmes que rencontrent les vétérinaires privés. Il a dit que le gouvernement est là pour les écouter et les aider. Il a aussi demandé aux agents communautaires d’encourager les éleveurs à devenir plus indépendants et à ne pas toujours compter sur l’aide du gouvernent et des partenaires, car elle pourrait ne pas être là pour toujours.
Face à la satisfaction des participants, le Dr Kazi Conseiller Technique One Health GIZ à Maroua a remercié tous les participants pour leur contribution durant cet atelier.
Ce projet intervient dans quatre pays tous du Bassin du Lac Tchad : Le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, projet basé à Ndjamena au Tchad et financé par l’Union Européenne et le Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, (BMZ).
La coopération allemande, Union européenne et le gouvernement du Cameroun dans la mission de l’atteinte des Objectifs du Développement durable mettent un accent particulier sur la croissance plurielle du secteur pastoral pour la l’amélioration des conditions de vie de la population locale.
Par : Arlette Ngo Nlend / Afrique Première TV