Grande nouvelle en Guinée Conakry ! Le gouvernement vient d’annoncer qu’il réduirait de moitié le nombre de partis politiques. Après avoir évalué tous les partis du pays, ils ont constaté que 50 % d’entre eux ne respectent pas les règles. Cela signifie que certains partis seront dissous, tandis que d’autres seront suspendus jusqu’à ce qu’ils règlent leurs problèmes.

Le gouvernement a déclaré que cette évaluation vise à assainir la scène politique en Guinée. Sur 174 partis évalués, aucun n’a respecté complètement les règles. Certains partis ont été dissous parce qu’ils n’avaient pas d’approbation valide, de compte bancaire ou de direction claire. Les partis restants ont trois mois pour que tout soit en ordre.
Camara Touré Djénabou, chargé de la réforme et de la modernisation de l’état civil et de l’identification, a expliqué que certains partis avaient de faux agréments ou signatures, tandis que d’autres existent depuis des années sans compte bancaire. Ces partis seront étroitement surveillés pour s’assurer qu’ils résolvent leurs problèmes dans les trois prochains mois.
Cet ultimatum de trois mois s’applique également à une soixantaine de partis « sous observation », dont les principales formations politiques de Guinée, comme le RPG, l’UFDG et l’UFR, pour ne pas avoir tenu de congrès ou ne pas avoir fourni de justificatif de paiement de cotisation, entre autres raisons. Ils peuvent poursuivre leurs activités, mais ils doivent régulariser leur situation dans un délai de trois mois, sous peine d’être suspendus.
L’Union des Forces Démocratiques de Guinée n’est pas particulièrement inquiète, comme l’explique le chargé de communication de l’UFDG, Souleymane de Souza Konaté : « L’évaluation en elle-même, nous l’avons toujours dit à l’UFDG, fait partie des attributions normales du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. C’est pourquoi nous avons participé à l’exercice parce que nous l’avons trouvé légitime. »
Les partis du président déchu Alpha Condé et les leaders de l’opposition Cellou Alain Diallo et Sidya Touré risquent donc d’être suspendus, alors que les trois dirigeants sont toujours en exil.
Par Line Ndiaye / Afrique Première Tv