À quelques heures de l’ouverture des pourparlers annoncée par la médiation angolaise ce mardi 18 mars à Luanda, les doutes sur la participation des différentes parties se dissipent. Le LAFC/M23 a annulé sa participation.

Pour l’Angola, les discussions devaient débuter ce mardi 18 mars. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la présidence annonce qu’une délégation de Kinshasa est déjà à Luanda et que la délégation du M23 devrait arriver comme prévu. Cependant, le mouvement rebelle a déjà annoncé qu’il ne se rendrait pas en Angola.
Un ordre de mission avait été établi. Signé par Corneille Nangaa, il prévoyait une délégation de cinq personnes, conduite par Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif du LAFC/M23.
Leur itinéraire était défini : passage par l’Ouganda, vol affrété par l’Angola, séjour de quatre jours à Luanda et retour prévu à Goma le 21 mars.
Mais tout a changé avec l’annonce de nouvelles sanctions européennes, selon le mouvement. L’Union européenne a ajouté plusieurs personnalités de l’AFC/M23 à sa liste de sanctions, dont Bertrand Bisimwa, coordinateur adjoint, ainsi que Désiré Rukomera, John Imani Nzenze et Jean Bahati Musanga.

Le mouvement accuse les FARDC de lancer une contre-offensive, notamment avec le déploiement de l’aviation militaire dans le territoire de Walikale, où le groupe armé a réalisé une percée ces derniers jours.
Du côté du gouvernement congolais, la position est plus claire : une délégation se rendra bel et bien à Luanda. Une source officielle le confirme, tout comme la présidence congolaise, qui n’a pas encore révélé les noms des délégués.
Par : Vanessa Ndome / Afrique Première TV